« Quoi de neuf sous le soleil », dit le proverbe latin, en l’occurrence notre soleil ardent. Ce n’est certes pas la première fois que l’on connaît une canicule : on pense à l’année 2003, bien sûr, mais une étude scientifique datant de 1845, intitulée « Des changements dans le climat de la France », dressait une liste remontant à la fin du VIe siècle.
L’année 584 : roses en janvier et sécheresse dévastatrice
Citons l’année 584, où « l’on eut des roses en janvier : une gelée blanche, un ouragan et la grêle ravagèrent successivement les moissons et les vignes ; l’excès de la sécheresse vint consommer ensuite les désastres de la grêle passée : aussi ne vit-on presque pas de raisins cette année ; les cultivateurs désespérés livrèrent leurs vignes à la merci des troupeaux ».
L’été caniculaire de 1793 : quand la Terreur rencontrait les chaleurs extrêmes
Sans remonter aussi loin, l’étude mentionne les chaleurs de l’été 1793 qui accompagnèrent la Terreur : « Les mois de mai et de juin avaient été très froids ; il avait gelé à glace durant ces deux mois, il était tombé beaucoup de neige sur les Alpes et d’autres montagnes ; enfin, on avait vu dans la basse Autriche des chariots chargés traverser une rivière à la fin du mois de juin. Les grandes chaleurs commencèrent à Paris le 1er juillet ; à Montmorency, après le 4. Elles augmentèrent si rapidement, que la journée du 8 figure déjà parmi les époques de leur maximum.
Des températures records mesurées à l’Observatoire de Paris
Pendant tout le mois, le thermomètre se balança, au milieu du jour, entre 40° et 25° à 26°, en indiquant douze fois 24° à 34°, et dix fois 34° à 40° ; son élévation ne fut guère moindre les dix-sept premiers jours du mois d’août. Le maximum de la chaleur a donné 38°4 le 8 juillet à l’Observatoire royal de paris, et 40° le 16 du même mois à l’Observatoire de la marine. Durant ces grandes chaleurs, le vent resta fixé au nord, le ciel fut presque toujours beau, clair et sans nuages ».
Comme on voit, le monde n’est pas né avec nous…

Commentaires récents